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pourquoi un architecte

La qualité ne coûte pas plus cher, choisissez un architecte !

C'est souvent après que l'on se le dit...



12 idées reçues sur les architectes



Idée reçue n° 1 : Les architectes, ce sont « tous des imbéciles, ils oublient toujours l’escalier des maisons ». Un architecte, cela ne sert à rien, c’est toujours dans la lune, à penser à faire du « beau » et pas du fonctionnel…


Lionel Dunet (Président du Conseil de l'Ordre des Architectes): Nous ne sommes plus au xIxe siècle ! Le travail premier des architectes, c’est justement de faire du «beau» et du fonctionnel. L’architecte apporte trois réponses à son client : une architecture en fonction de ses besoins, adaptée à son programme, son site et son budget. Du «beau» qui n’est pas fonctionnel, c’est une tricherie, cela ne correspond pas à de la bonne architecture. Les jeunes architectes aujourd’hui sont d’ailleurs, avec le développement durable, encore plus sensibilisés à cette alliance du «beau» et du fonctionnel. Faire une belle architecture, c’est prendre une fonction et l’embellir, la sacraliser par une réponse architecturale.


Idée reçue n° 2 : Un architecte, ça coûte cher et ça n’apporte rien…

Lionel Dunet : Ce n’est pas vrai, les gens ne disent pas que cela n’apporte rien ! Comme je le disais, l’architecte offre une vraie réponse, une adaptation totale aux besoins. Quant au fait que cela coûte cher, notamment par rapport à un «producteur de maisons individuelles», cette idée vient du fait que, contrairement à ce dernier, l’architecte est transparent sur son niveau de marge. On le sait peu, mais un constructeur touche une marge de 25 à 30 % sur le prix d’une maison, alors qu’un architecte c’est de l’ordre de 12 %. Sauf que l’architecte lui, a cette lisibilité que n’a pas le constructeur. Cette transparence le dessert, alors qu’au fond, c’est de l’honnêteté.

Qu’est-ce qui coûte cher dans un bâti ? La complexité de la construction et les ouvertures. Que cela soit avec un constructeur ou avec un architecte, à prestations égales, cela ne sera pas forcément plus cher avec le second. On a justement intérêt d’avoir recours à lui lorsque l’on a un budget serré : l’architecte saura s’adapter, mettre l’argent là où cela sera important pour son client, surtout celui qui n’en a pas trop. Il faut arrêter de croire que l’architecte ne sait pas faire des maisons pas chères ! Au contraire !

Idée reçue n° 3 : Un architecte, ça fait travailler les copains, donc on n’a pas forcément les meilleurs tarifs.

Lionel Dunet : Et non justement ! Contrairement aux autres, l’architecte a l’obligation de réaliser des appels d’offres : son client a le dernier mot. Faire « travailler les copains », c’est strictement interdit ! Déontologiquement, l’architecte, inscrit à l’Ordre pour exercer, a des contraintes, dont celle de ne pas avoir de lien économique avec les entreprises. Pour les chantiers, il doit choisir au moins trois entreprises dans chaque lot (carrelage, plomberie, etc.) et c’est son client qui décide lequel sera pris, souvent le mieux disant.

Idée reçue n° 4 : C’est toujours de la faute de l’architecte, si la porte du placard ne se ferme pas.

Lionel Dunet : C’est vrai qu’on l’entend souvent celle-là ! (rires) Je me rappelle avoir été moi-même interpellé par un de mes clients parce que sa chaudière ne marchait pas, alors qu’elle avait un défaut de fabrication. En même temps, effectivement, cela montre bien que l’architecte a une responsabilité assez large dans le suivi des travaux. C’est dans son rôle de suivre le travail de tous les corps d’état…

Idée reçue n° 5 : L’architecte, on le voit jamais sur le chantier, ça fait des beaux plans, mais après…

Lionel Dunet : Au contraire ! Cela fait partie de sa mission légale, de son travail de fond que d’aller sur le chantier. D’ailleurs la majorité des architectes en sont passionnés, et du coup plus exigeants sur place. Les maîtres d’ouvrage le savent : ils voient qu’on a une vraie implication pendant cette phase.


Idée reçue n° 6 : De toute façon, les chantiers d’architecte, ça a toujours du retard…

Lionel Dunet : A complexité égale, le temps est le même que l’on fasse appel à un architecte ou un promoteur. Comme toute chose, plus une maison est classique, plus elle est construite rapidement.

Idée reçue n° 7 : Un architecte, ça n’écoute pas. Ça dit toujours non, on n’a pas le droit d’exprimer sa créativité.

Lionel Dunet : Il y a deux réponses à donner à cela. La première est qu’un architecte qui n’écoute pas, ce n’est pas un bon architecte. C’est justement son travail que d’être à l’écoute de ses clients, de leur programme. Ensuite, ce qui peut passer pour un refus, ne l’est pas forcément. L’architecte tient la cohérence du projet et lorsqu’il explique à son client pourquoi cela ne peut pas se faire de telle manière, c’est pour maintenir cette cohérence.

Idée reçue n° 8 : De toute façon, une maison d’architecte, c’est toujours tarabiscoté, ça jure dans le paysage et les voisins nous regardent après d’une drôle de façon…

Lionel Dunet : Tarabiscoté ? Sûrement pas, cela serait un écueil : la maison est adaptée, je me répète, aux besoins du client. Du reste, la tendance actuelle est plutôt à la pureté des lignes, à la simplicité. Les architectes américains moquent d’ailleurs les Européens là-dessus, les traitant de « minimalistes ». Quant aux voisins, oui, tant mieux ! Il faut être fier d’être jalousé par ses voisins ! La qualité de la maison d’architecte vient de l’intérieur, avec la prise en compte des besoins, tandis que l’extérieur reflète cette prise en compte. Tout cela vient aussi du manque de culture architecturale en France, où l’on achète une maison comme une voiture, contrairement à ce qui existe en Finlande par exemple. Je me bats pour que cela change en France.

Idée reçue n° 9 : Avec une maison d’architecte, on a toujours des problèmes avec la mairie.

Lionel Dunet : C’est pareil : nous militons à l’Ordre pour que les élus accèdent à une culture architecturale plus étendue et aient la modestie d’accepter la différence. D’ailleurs, savez-vous d’où vient le terme de « gothique » pour les églises ? Lorsque ce type d’édifice a commencé à sortir de terre, un envoyé du Pape est venu en Île de France pour le voir, en a trouvé l’architecture « bizarre », qu’il a qualifiée de « barbare ». Et les « barbares » à cette époque, c’était les « Goths », d’où le nom d’« église gothique ». Aujourd’hui, on ne remet pas en cause leur achitecture, non ? Et bien là c’est pareil : l’architecture contemporaine a toujours un temps d’avance !

Idée reçue n° 10 : Les architectes, ils veulent tous marcher à l’écolo aujourd’hui… Mais tout ça, c’est pour nous faire payer plus cher ! En plus, on n’est même pas sûr qu’ils soient compétents !

Lionel Dunet : On ne va tout de même pas reprocher aux architectes de suivre le mouvement du développement durable ! Aujourd’hui tout le monde a cette demande, d’autant plus lorsque l’on sait que le bâti est responsable de près de 45 % des gaz à effet de serre. Les architectes doivent être des professionnels du développement durable. D’ailleurs ils se forment énormément : à l’Ordre nous avons encore envoyé dernièrement un DVD de sensibilisation qui donne les bases essentielles à tout bâti aux 30 000 architectes français. Une formation continue permanente leur est imposée. Enfin, sur les coûts, de toute façon, les architectes ont cette tension de devoir respecter le budget du client : ils luttent pour baisser le coût du bâtiment et souvent diminuent même leurs honoraires ! Le client décide de ce qu’il veut en fonction de ce budget, c’est lui qui en a le pouvoir : l’architecte ne peut rien y faire.

Idée reçue n° 11 : Un architecte, ça a un langage incompréhensible, ça parle SHON, SHOB, surface utile…

Lionel Dunet : Ah ça, c’est vrai ! (rires) On a des progrès à faire sur ce point ! Il faut qu’on ait un langage adapté, compréhensible, que l’on délivre une vraie pédagogie d’explication du projet. Au moment du permis de construire, cette dimension est essentielle. Comme toute catégorie professionnelle, nous avons créé des termes entre nous, ce qui est une erreur. Il faut que l’on joue notre rôle de médiateur du projet.


Idée reçue n° 12 : De toute façon, on n’est jamais sûr de l’architecte, alors qu’un promoteur au moins, on sait ce qu’il fait, c’est des grosses machines, il ne peut pas y avoir de problèmes. C’est plus sécurisé !

Lionel Dunet : Il y a des bons et des mauvais promoteurs, comme il y a des bons et des mauvais architectes. L’acte de construire est bien sûr différent pour le constructeur que pour l’architecte. Une maison réalisée par ce dernier sera plus compliquée à réaliser qu’un bien défini dans un lotissement. Ce risque, c’est le prix à payer pour avoir un logement adapté. De toute façon, pour toute maison individuelle de plus de 170m2, il y a un architecte derrière. Avec les maisons préconstruites, on perd l’avantage du dialogue. Enfin, l’intérêt de l’architecte en termes de garantie est que l’assurance couvre son acte, sa conception pendant dix ans.


A votre avis, pourquoi ces idées reçues ont la vie dure ?

Lionel Dunet : Cela correspond à une non-connaissance de la discipline architecturale. Les gens achètent leur habitat, comme ils achètent une voiture. Pour l’imaginaire collectif français, une maison d’architecte est forcément grande, impressionnante, chère… On doit montrer que l’on est capable de travailler pour le plus grand nombre et non pour une minorité et que la démarche architecturale répond aux besoins.



Lorient un développement durable

Développer une architecture durable à Lorient, en tenant compte de son contexte géographique et de son histoire, implique d'intégrer des principes écologiques, sociaux et économiques tout au long du cycle de vie d'un bâtiment ou d'un aménagement. Voici quelques pistes pour développer une telle architecture :

1. Conception bioclimatique et passive :

  • Orientation optimale : Concevoir les bâtiments en maximisant l'apport solaire passif en hiver et en le minimisant en été. Cela implique d'étudier l'ensoleillement et les vents dominants à Lorient.

  • Isolation performante : Utiliser des matériaux isolants efficaces et biosourcés (bois, chanvre, ouate de cellulose...) pour réduire les besoins en chauffage et en climatisation.

  • Ventilation naturelle : Favoriser la circulation de l'air grâce à une conception qui tire parti des brises marines locales pour rafraîchir les espaces en été.

  • Gestion de l'eau : Intégrer des systèmes de récupération des eaux de pluie pour l'arrosage, les sanitaires, voire d'autres usages. Favoriser l'infiltration des eaux pluviales pour recharger les nappes phréatiques et limiter le ruissellement vers la mer.

2. Choix des matériaux durables et locaux :

  • Matériaux biosourcés : Privilégier l'utilisation de matériaux renouvelables, à faible impact environnemental et souvent locaux (bois de Bretagne, terre crue, etc.).

  • Matériaux recyclés et réemployés : Intégrer des matériaux issus du réemploi ou du recyclage pour réduire l'extraction de nouvelles ressources et la production de déchets.

  • Faible énergie grise : Choisir des matériaux dont la fabrication, le transport et la mise en œuvre nécessitent peu d'énergie.

3. Intégration au site et à la biodiversité :

  • Respect du contexte : Concevoir des bâtiments qui s'intègrent harmonieusement dans leur environnement, en tenant compte du paysage, de la topographie et du bâti existant à Lorient.

  • Végétalisation : Incorporer des toitures et des murs végétalisés pour favoriser la biodiversité, améliorer l'isolation thermique et la qualité de l'air, et gérer les eaux pluviales.

  • Perméabilité des sols : Limiter l'imperméabilisation des sols pour favoriser l'infiltration de l'eau et maintenir les écosystèmes locaux.

4. Performance énergétique et énergies renouvelables :

  • Bâtiments à basse consommation (BBC) et passifs : Viser des niveaux de performance énergétique élevés pour minimiser les besoins en énergie.

  • Énergies renouvelables : Intégrer des systèmes de production d'énergie renouvelable tels que des panneaux solaires photovoltaïques et thermiques, en tenant compte de l'ensoleillement de la région. L'énergie éolienne en mer pourrait également être une source à considérer à l'échelle de l'agglomération.

5. Aspects sociaux et économiques :

  • Confort et santé : Concevoir des espaces intérieurs sains, avec une bonne qualité de l'air, un éclairage naturel suffisant et un confort thermique et acoustique optimal.

  • Accessibilité universelle : Assurer l'accessibilité des bâtiments à tous les usagers, y compris les personnes à mobilité réduite.

  • Économie circulaire : Favoriser des modèles économiques qui limitent le gaspillage et encouragent la réutilisation et le recyclage des matériaux de construction et de démolition.

  • Implication des habitants : Associer les futurs habitants et les acteurs locaux aux projets pour créer des lieux de vie adaptés à leurs besoins et favoriser l'appropriation.

Concrètement à Lorient, on pourrait imaginer :

  • Des rénovations de bâtiments existants privilégiant l'isolation par l'extérieur avec des matériaux biosourcés et l'intégration de systèmes solaires.

  • De nouvelles constructions utilisant le bois local pour la structure et le bardage, intégrant des toitures végétalisées et des systèmes de récupération d'eau de pluie.

  • Des aménagements urbains favorisant les mobilités douces, la végétalisation des espaces publics et la perméabilité des sols.

Pour développer une architecture durable efficace à Lorient, il est crucial d'avoir une approche holistique qui considère l'ensemble du cycle de vie des bâtiments et leur intégration dans le contexte local, en tirant parti des ressources disponibles et en minimisant les impacts environnementaux.

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